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Programme #Make Our Planet Great Again : l'UPEC encore à l'honneur avec l'accueil d'un lauréat à l'OSU-EFLUVE

Publié le 24 mai 2018

Quelques mois après avoir révélé les noms des 18 premiers lauréats sélectionnés pour l'initiative "Make Our Planet Great Again" lancée par Emmanuel Macron en juin 2017, 14 nouveaux projets, sur 38 candidatures, ont été retenus par un jury international, dont celui de Ramachandran Subramanian qui sera accueilli à l'UPEC, au sein de l'OSU-EFLUVE.

Date(s)

le 24 mai 2018

Après l'annonce de l'arrivée du Pr Christopher Cantrell au sein du LISA, l'UPEC se réjouit maintenant d'accueillir très prochainement le Dr Ramachandran Subramanian, chercheur à Carnegie Mellon University. Ce dernier rejoindra l'OSU-EFLUVE avec son  projet intitulé "MAQGA - Make Air Quality Great Again" porté par le CNRS et soutenu par l'Université Paris-Est Créteil, l'Université Sorbonne Paris Cité, l'Université Paris-Diderot et l'ENPC.

Le projet de recherche "Make Air Quality Great Again (MAQGA)"
Le projet MAQGA, relevant de l'axe de recherche "Changement climatique, Résilience, Développement durable, Impact sociétal" et impliquant trois laboratoires de l'OSU-EFLUVE, à savoir le LISA, le CERTES et le CEREA, concerne plus précisément les capteurs, satellites et modèles à faible coût pour mesurer et prédire la qualité de l'air à haute résolution à Paris et en Afrique subsaharienne...

On estime que la pollution de l'air extérieur et intérieur cause environ 7 millions de décès dans le monde. Les nouveaux micro-capteurs à faible coût, fiables, et faciles à déployer, peuvent aujourd’hui permettre de documenter plus finement cette pollution, et aider à déterminer ses sources. Dans ce contexte, le projet de R. Subramanian se construit autour de 3 volets :
- l’extension des capacités de mesure du moniteur à faible coût (RAMP pour Real-time Affordable Multi-Pollutant) au-delà des polluants majeurs NO2 (dioxyde d'azote), CO (monoxyde de carbone), O3 (ozone) et les particules, pour accéder aux concentrations de la suie et aux COV (composés organiques volatils). Ce volet nécessite un effort important de calibration des micro-capteurs pour garantir une précision quantifiable,
- le déploiement d’un réseau de plusieurs dizaines de micro-capteurs RAMP afin d’observer la variabilité spatiale de la pollution de l’air de l’agglomération parisienne avec une finesse jusque-là inégalée. Les observations recueillies seront assimilées dans les modèles de qualité de l'air mis au point par des chercheurs du LISA et du CEREA pour produire une cartographie de haute résolution de la pollution urbaine. L’application des capteurs dans des compartiments confinés sera également expérimentée par le CERTES,
- les RAMP seront également déployés en Afrique subsaharienne en collaboration avec les stations  INDAAF  et HBAO de l'OSU et du LISA. Dans cette région, où les observations systématiques de pollution sont encore rares, les mesures viseront, combinées aux données satellitaires, à mieux caractériser les sources spécifiques de pollution dans ce continent (poussières, feux ouverts…), ce qui devra permettre in fine à mieux évaluer leur impact sur la santé.

L’arrivée de Ramachandran Subramanian à l’OSU-EFLUVE est prévue pour cet automne.

L'appel à projets "Make Our Planet Great Again (MOPGA)"
Un programme prioritaire de recherche, dont le pilotage scientifique a été confié au CNRS ainsi qu'un système de traitement des candidatures, en lien avec celui-ci et l'Agence nationale de la Recherche ont été lancés sous l'égide de Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et de Guillaume Boudy, Secrétaire général pour l'Investissement.

18 premiers lauréats ont été dévoilés par le Président de la République à l'occasion du One Planet Summit, le 11 décembre dernier. Plusieurs d'entre eux ont d'ores et déjà débuté leurs travaux au sein des laboratoires français en pointe dans la lutte contre le changement climatique. 

A l'issue de la seconde vague de candidatures, 38 nouveaux projets ont été déposés. 14, en provenance de 7 pays différents, ont été retenus par un jury international, présidé par Corinne Le Quéré, professeur de sciences et politique du changement climatique à l'Université d'East Anglia, et directrice du Tyndall Centre for Climate change Research

Les projets de recherche lauréats sont d'une durée comprise entre 3 et 5 ans. Ils disposeront d'un financement du PIA (programme d'investissement d'avenir) de 500 à 750 k€, qui s'ajoutera à un soutien au moins équivalent apporté par les laboratoires et institutions qui accueilleront chacun des candidats.

 
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